Thaïlande, Trek de 3 jours, 2 nuits au départ de Chiang Mai

Je suis à Chiang Mai depuis quelques jours et j'ai envie de me dégourdir les pattes.

La bonne idée, pourquoi pas un petit trek histoire de...

Planification et Organisation

Je demande d’abord à la guesthouse où je séjourne s’ils font des excursions. Pas de départ avant avant quatre jours à cause du Songkran, le nouvel an thaï. Comme je m’y prends souvent à la dernière minute, cela m’arrive souvent mais je ne renonce pas et je contacte le Chiang Mai International Youth Hostel qui me propose un départ le lendemain. Cool!

Premier jour: Départ et village Hmong

Village Hmong, Enfants
Village Hmong, Enfants
Village Karen
Village Karen

Le premier jour, réveil à 8h pour départ à 9h30 de l’hôtel. Le pick up vient me chercher et fait la tournée des gens à récupérer: 2 australiens, 2 hongrois, 3 allemandes et 1 anglaises. On s’arrête à la Youth Hostel pour déposer le superflu et récupérer notre guide, Boon, un thaï qui parle parfaitement anglais et d’une incroyable gentillesse. On a de la route à faire pour rejoindre le départ de randonnée. On d’abord passe par un petit marché où l’on fait quelques emplettes: une bouteille d’eau et un encas. Puis nous nous arrêtons brièvement dans un village Hmong. 350 âmes de différentes confessions qui cohabitent pacifiquement. Les enfants jouent dans la rue au milieu des poules et des chats. Tout le trajet en voiture va être arrosé et rempli de fou rire. Chaque carrefour est une embuscade des gamins armés de seaux d’eau s’empressent de viser toutes les voitures qui passent, Songkran oblige. Bien entendu, notre chauffeur se fait un malin plaisir à ralentir à leur proximité. Après une pause repas au bord d’une rivière, un bain et une bonne gamelle sur les roches glissantes, on repart et rejoint un sentier. Il est temps de se dégourdir les jambes. Le trek commence avec un soleil qui se décide à apparaître… Dommage, les degrés montent en flèche. 3 heures et demi de marche dans la forêt, 35 degrés à l’ombre et des montées à n’en plus finir. Je crache un poumon! Erreur de débutant, mon sac est trop lourd. Quand on est une femme, ne jamais partir avec plus que 8 ou 9 kg. Au delà c’est de la torture. Enfin, on arrive à un petit village en fin d’après-midi alors que le soleil commence à décliner. Une hutte dortoir de 12 lits nous attend. La douche rudimentaire, un fût d’eau gris vert, est quand même la bienvenue. Diner aux chandelles et soirée autour du feu à admirer les étoile et refaire le monde. Les gens du villages ont organisé une petite parade de bienvenue. Nous voyons une douzaine de gamins déambuler dans le village en file indienne le visage illuminés par les bougies dans leur main. Magique!

Village Karen, Dortoir extérieur
Village Karen, Dortoir extérieur
Village Karen, Dortoir intérieur
Village Karen, Dortoir intérieur
Village Karen, Salle de bain
Village Karen, Salle de bain

Deuxième jour: de la marche, pour de vrai!

Le réveil est plutôt difficile. La nuit a été courte. Le voisin qui ronfle, la voisine qui tousse. Mais le petit déjeuner est continental et complet. Je suis même un peu déçue. Je m’attendais à un peu moins d’occidentalité. Enfin prêts à partir, le groupe de sépare en deux. Nous voilà passer de 9 à 3 pour une journée de marche. Plusieurs montées et le poids de mon sac m’anéantissent. Pause de midi dans un village Karen. Après une courte sieste, je rejoins le groupe d’hommes qui boivent et jouent de la musique. Quelques discussions confuses, une cigarette locale (un barbecue à elle toute seule), Boon réapparaît et nous repartons. Nous rejoignons un camp sommaire près d’une rivière (1 grande hutte et 5 petites huttes individuelles) qui sera notre étape dans la nuit. Une douche dans la rivière à la Robinson Crusoé et un diner composé de riz, boulettes de poisson et oeufs de fourmis. La nuit tombée, Boon m’invite à aller chercher le petit déjeuner. Armé d’une lampe frontale et d’une bouteille en plastique, on se dirige vers la rivière à la chasse à la grenouille. Là, Là! Il me dit, il court. Je ne vois rien. Au bout de 20 minutes, ça y est! Je les vois. Une heure plus tard, j’en ai attrapé 2, lui 20 et à la main. On a rempli la bouteille de 1 litre. C’est bon, on rentre. On les vides et je vais me coucher, épuisée.

Troisième jour: détente et aventure

Troisième et dernier jour: La nuit a été plutôt bonne et je me réjouis du petit déjeuner: oeufs au plat, toasts, riz et grenouilles en sauce. Délicieux et Parfait! Ce dernier jour, le programme est plutôt ludique. D’abord une courte marche d’une heure et demie. Beaucoup de descente et donc peu de cardio, ouf! On arrive sur le bord de la route et on attend un pick up qui nous amène dans une ferme d’éléphant. Avec Angela, ma co-marcheuse, nous faisons une petite balade sur le dos d’un magnifique pachyderme. Le karnac me laisse sa place derrière la nuque de l’éléphant, bien plus confortable que dans la nacelle sur le dos. On s’arrête pour acheter un régime de bananes pour le récompenser. Après un dernier au revoir au petit, on reprend le pick up. On s’arrête dans un petit resto de bord de route pour un Pad Thai et dernière activité du jour: descente en bambou raft. Notre pilote, un gamin de 9 ou 10 ans mène l’embarcation avec dextérité là où bon nombre s’échoue joyeusement dans les rochers. La sortie familiale locale par excellence. Au final, une heure et demie de descente entrecoupée de baignade et de franche rigolade. Enfin nous retournons auprès de Boon le temps de sécher nos vêtements et puis fin de l’aventure, direction la guesthouse à Chiang Mai.


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Commentaires : 1
  • #1

    Annie Alvarez (mardi, 11 novembre 2014 23:02)

    je découvre aussi le trek et les photos de l'époque. Avec maman nous étions aussi allées par là-bas voir les karen. c'était chaud à l'époque et il y avait un garde armé. Je pense que les temps ont changé.