Huachuma et Ayahuasca: l'expérience de l'Alpha et de l'Omega

D'abord, une petite introduction sur ces 2 plantes médecines: il y a l'Huachuma, "l'Abuelito", un cactus de la région, préparé à la pleine lune, pendant 15 heures. C'est le principe yang, masculin, solaire et joueur. Et puis, il y a l'Ayahuasca, "l'Abuelita", cocktail de plus 2 plantes, préparée par les chamans au coeur de la forêt amazonienne. C'est le principe yin, fémin, obscur et froid. 

Pourquoi se lancer?

La première fois que j'entends parler de l'Ayahuasca, c'est à la télé. Je suis dans mes années "wild child", étudiante et en période d'expérimentation. Je sors beaucoup, bois de l'alcool, mange tout et n'importe quoi... surtout n'importe quoi et consomme parfois quelques substances illicites. 

Et puis le temps passe, je laisse derrière moi mes années folles pour me consacrer à mon développement spirituel et personnel. Je ne bois plus d'alcool, j'ai arrêté de fumer, je suis végétarienne, je médite et fais ponctuellement du yoga. Je lis beaucoup aussi... sur le monde spirituel, les expériences NDE, le chamanisme, les mythologies du monde entier, la cosmologie, etc. Je suis passionnée par l'ésotérisme, l'hermétisme, la kabbale et tout ce qui est magique et secret. Un jour, je tombe sur 2 livres qui traitent du chamanisme: "Supernaturel", de Graham Hancock et "le monde des rêves", de Castañeda. Je découvre alors que les trips mushrooms de mon jeune temps ont quelque chose de ces voyages chamaniques, faits avec l'Ayahuasca et autres plantes médecine. Cela accroît d'autant plus ma curiosité, et l'appel se fait plus en plus fort. 

Suite à la lecture de mes dossiers akashiques, je sais que ce voyage que j'entreprends m'aidera à continuer mon cheminement spirituels. Et le Pérou s'impose comme un de mes stops obligatoires. L'Ayahuasca m'appelle encore, mais je ne veux pas faire comme tous ces touristes qui viennent au Pérou visiter les ruines et faire la fête, puis payer 150$ pour faire une cérémonie à la va-vite avec un pseudo chaman. 

La rencontre avec Chakira, "Terapista vibracional"

Je traîne sur San Blas quand je croise pour la première fois Chakira. On se dit bonjour. Le personnage est atypique. Il suscite vite la sympathie et la confiance. Il me donne un flyer sur les Amaru Pumac Kuntur, son groupe de musique. Rien ne me laisse présager que je recroiserai la route de ce joueur de Didgeridoo. 
 
Plus tard, au fil de mes rencontres et discussions, j'ai Chelsea qui dit qu'une cérémonie vaut 10 ans de thérapie. Et puis, Coco qui a été initiée dans la jungle et me confirme la magie de la plante. Nous discutons avec Caroline de l'Ayahuasca, ce qu'elle pourrait nous apporter et elle aussi, rencontre Chakira avec qui elle engage une conversation sur la plante médecine. 
 
De fil en aiguille, il lui explique que le mieux serait de commencer avec le Huachuma et qu'en tant que "Terapista vibracional", il pourrait nous guider pendant les voyages. Mais avant tout, il veut toutes nous rencontrer. Voilà le rendez-vous est pris. Toutes les 3 nous allons manger un mardi midi avec Chakira. Le feeling passant bien, nous fixons nos jours pour les cérémonies: le jeudi midi, Huachuma et samedi soir, Ayahuasca. 

La préparation de notre corps à la médecine

Avant toute prise de médecine, il est fortement recommandé de faire une diète, pendant 2 jours au minimum et dans l'idéal, au moins une semaine: 
- pas de viande: check, je suis végétarienne
- pas d'alcool: check, je ne bois pas 
- pas de tabac: check, j'ai arrêté de fumer
- pas de chocolat: check, je ne mange que le Suisse
- pas de sexe: check, c'est dur mais je tiens bon
Et jeûne, le jour de la cérémonie. Nous nous autorisons quand même un jus de fruit et un avocat pour le petit déjeuner. 
La diète permet de garder son énergie pour le rituel et aussi régénérer son corps. Et puis, ça n'a jamais fait de mal à personne. 

La rencontre avec l'abuelito, Huachumito

Il est midi, nous sommes jeudi et nous attendons Chakira sur la place San Blas. Il arrive accompagné d'une jeune estonienne, Trino. Notre groupe se compose donc de nous 3 (Caroline, Afia et moi), Trino et notre guide Chakira. Nous nous entassons dans un taxi pour rejoindre les hauteurs de Cusco, vers Saqsaywaman. Le taxi nous pose au dessus du parc et nous cheminons pendant une trentaine de minutes pour arriver quasiment au sommet de la montagne, à 3650 mètres, dans un lieu calme et paisible. 

Première étape: la purification

Nous asseyons en cercle et Chakira prépare la "mesa", la table qui se résume à un petit carré de tissu, sur lequel il dispose tous les objets rituels qui serviront pendant la cérémonie: des flûtes, une flûte de pan, une maracas, corasol (gros coquillage qui servira de verre et de corne de brume), pipe, tabac, feuilles de coca, plume de condor, agua de florida, palo santo, rapé (poudre brunâtre brésilienne), tipi (sorte de lance pliable) et biensûr, Huachuma. Il sort le tabac, le consacre puis l'introduit dans la pipe. Une fois allumée, il utilise la fumée pour purifier chacun des éléments qui est disposé sur la table. Puis il se purifie lui même: il souffle face à lui et avec ses mains, dirige la fumée au dessus de sa tête, puis il souffle par dessus son épaule gauche, puis la droite, et enfin dans son T-shirt vers le coeur. Il fait ensuite tourner le calumet vers Caroline qui procède à la même manoeuvre, puis Trino, puis Afia, et puis mon tour. Nous suivrons cet ordre pour toutes les pratiques: Caroline, Trino, Afia, moi puis enfin Chakira. 

Vient le moment du rapé. Chakira nous explique que cette recette vient du Brésil mais que les hindous utilisent quelque chose de similaire, le "Nyama" ou un truc du genre. C'est une poudre qui sert à nettoyer la glande pinéale. Je regarde Chakira effectuer le rituel sur les 3 filles puis il s'approche de moi, souffle par dessus mon épaule gauche, puis droite, puis par dessus les siennes pour nous protéger. Il met une petite quantité de rapé dans sa main - "Soló para una lacrima", il dit - et charge le tipi de la moitié. Il me demande mon nom, celui de mon père, celui de ma mère. Puis je prends une inspiration, une expiration, une inspiration, je bloque, il souffle dans la narine gauche. Une sensation de brûlure remonte le long de mes sinus, une larme se forme au bord de l'oeil. On répète encore une fois, pour la narine droite et une autre larme. Il joue un petit morceau de flûte de pan, pour aider le processus: "cerra tus ojos, abre tu corazon". Mon nez se met à couler, je mouche de la boue. Caroline a la tête qui tourne, moi ça va. Chakira nous fait nous lever tour à tour pour terminer la purification: on se met debout, les bras ouverts en croix, il passe une plume de condor nettoyée à l'agua de florida partout sur le corps et la fumée du palo santo. Lorsque nous sommes tous purifiés, nous sommes prêts pour accueillir l'Huachuma

Deuxième étape: la prise de l'Huachuma

Nous sommes toujours assis en cercle autour de la table. Chakira saisit la bouteille d'un litre et la consacre avec un souffle et une prière. Puis il verse l'équivalent d'un petit verre de la mixture jaunâtre et visqueuse, ayant quelque chose de la morve du matin, dans le coquillage. Il tend ensuite le tout à Caroline en lui souhaitant un bon voyage. Caroline prend sa première gorgée et elle grimace, me faisant pressentir une nouvelle expérience gustative qui ne sera pas des plus agréables. Après avoir vu les filles venir péniblement à bout de leur verre, c'est mon tour. L'odeur est assez agréable et un peu fruitée. Le goût... amer mais à vrai dire je n'ai aucune référence à donner... C'est juste pas bon mais, je me rappelle à ce moment là ma maman qui me disait que "tout ce qui est amer est bon au coeur"... L'Huachuma doit donc être très salutaire. Nous rangeons nos affaires et marchons quelques mètres jusqu'à la chakrana (pierre en forme d'escalier) pour offrir nos quintos (3 feuilles de coca) à la Pachamama (la Terre-mère). 

Au bout d'une trentaine de minutes, je commence à ressentir une légère nausée. Nous continuons notre chemin vers les montagnes amantes. Le paysage est magnifique. J'ai le sentiment d'être connectée à la nature et en paix. J'observe le ballet des eucalyptus qui semblent danser au rythme de la musique de la terre. J'ai envie de parcourir la terre, la sentir, l'aimer, aller explorer cette grotte sous la montagne qui m'appelle. Je me sens félidé. Puis nous trouvons un endroit plat, au soleil. Afia se couche et somnole. Chakira, Caroline et moi nous lançons dans une improvisation d'acro-yoga. Mon corps est plus fort, plus souple, plus flexible qu'à l'accoutumée. Trino nous observe et participe de temps en temps. 

Fini la séance de yoga, je suis lucide et éveillée. Chakira propose un deuxième verre d'Huachuma. Toutes nous acquiesçons. Autant l'avouer, le premier verre est dur, le deuxième est pire. Il semblerait que le corps se souvienne que cette substance crée un état nauséeux et, à peine l'Huachuma touche-t-il mes lèvres, que mon estomac se rebelle et se soulève. Il me faut une volonté de fer pour en venir à bout et passer les hauts-le-coeur. Le soleil va bientôt se coucher et il est temps de redescendre. Avant, nous faisons une dernière prière dans les 6 directions: la maison de l'est, puis nord, ouest et sud, la maison de la Pachamama (terre) et celle du Pachachamac (ciel). En chemin, Chakira roule et consacre un pétard que nous partageons. Le cannabis a 2 vertus: il calme l'état nauséeux en soulageant l'estomac et il catalyse l'Huachuma. 

Troisième étape: le trip et la descente de la montagne

J'entends Afia rire de bon coeur. La nuit est tombée, la lune nous sourit. Tout est lumineux, le chemin est éclairé par les cailloux aux reflets argentés et fluorescents. Mes mains brillent d'une lumière surnaturelle. Je ne vois pas les reliefs du sol mais je marche sans vraiment y penser. Je descends le chemin accidenté, je flotte. Je ne trébuche jamais. "I just flow!" 

L'épreuve de la terre

Notre groupe atteint le site de Saqsaywaman et nous nous posons un instant pour admirer le ciel. Je vois les liens entre les constellations, je vois les vibrations de l'univers, je vois la danse des étoiles. Puis nous allons au centre du site et je ressens le magnétisme de la terre, je l'entends aussi. Nous entrons ensuite au coeur de la Pachamama, dans un tunnel où nos yeux deviennent inutiles. Chakira et Trino passent devant. Caroline et Afia ont peur. Moi je suis tranquille, sereine... J'entends Chakira qui nous appelle. Je sais le chemin, je sais où je dois aller et je passe devant en guidant les filles. Je suis portée par une force que je ne connais pas mais qui me guide et me rassure. Je peux tout, je ferme les yeux et mon coeur éclaire la voie. Nous pénétrons dans la noirceur des entrailles de la terre et au bout d'un moment, la lumière ressurgit. Soulagement d'Afia, renaissance pour moi. 

La magie des pierres

Nous continuons notre chemin en descendant vers Cusco profitant du site de Saqsaywaman, que nous avons pour nous seuls. Nous sommes accompagnés par des images et personnages fantasques qui se dévoilent dans les murs aux blocs polygonaux. Ici, le géant de pierre de l'histoire sans fin nous regarde passer. Là, la tête d'un ours en peluche surgit d'un mur, tandis que plus loin, un ogre baille et étire sa main. Des bigoudines dansent au pied de la cathédrale. Chaque pierre devient un visage, une personne, un être magique. Je suis fascinée par tous ces regards, ces ombres, ces faces. Je vois les esprits de la terre, les trolls. 

Le retour au monde des humains

Nous empruntons un escalier et passons la grille d'entrée du parc. Puis soudainement, la magie qui nous a habité jusque là semble s'évanouir. Le retour de l'éclairage électrique met fin au charme. C'est comme une barrière invisible qui délimite deux mondes: celui de la nuit, de la magie, de la mystique et celui des hommes, de la vacuité, artificiellement illuminé. Je reprends petit à petit mes esprits, même si je continue à flotter entre ces deux mondes. Les murs en pierres continuent de me sourire et me faire des grimaces. Je peux discuter avec les personnes de mon groupe car nous sommes connectés. Mais l'interaction avec les gens "normaux" est difficile. 

Nous passons au Prasada pour manger un hamburger végétarien. Le dîner est épique et peuplé de fou-rire. Les aliments ont une saveur nouvelle, incroyablement riche. Tout est bon, délicieux, extraordinaire. Je mange, je dévore à pleines mains et pleines dents. Je me régale. Je contemple les peintures murales derrière moi qui semblent être en 3D. Waouh! Mes sens sont en extase.

La fin du voyage: mon bilan

Nous passons acheter quelques sucreries à l'épicerie du coin et allons boire un dernier maté chez Chakira. Le voyage touche à sa fin. Je suis exténuée mais béate. Nous rentrons ensuite nous coucher. Je passe une nuit calme, errant dans les limbes de mon esprit. Je ne rêve pas, je ne dors pas non plus. Je suis juste là allongée, les yeux fermés. 

Qu'ai-je appris du voyage avec l'Abuelito?

La vie est plus facile, plus fluide en se laissant porter, sans lutter. Je suis connectée à la terre et à l'univers. Je suis sans peur et je peux avancer en toute confiance, les yeux fermés car la lumière vient de l'intérieur, du coeur. La joie et le bonheur sont toujours là. Ils ne se cherchent pas. Ils sont juste là, à l'intérieur. 

La rencontre avec l'abuelita, Ayahuasquita

Nous retrouvons Chakira encore une fois sur San Blas. Mais cette fois-ci, nous quittons Cusco pour aller à Coya, petit village à une quinzaine de minute de Pisac. Le lieu est plus tranquille et se prête donc mieux à la prise de l'Ayahuasca. Nous arrivons dans une grande maison, habitée par Oscar, Damiana et leurs 5 enfants, 4 chiens et 1 chat. "Muy Chevere!" 
Nous passons l'après-midi tranquille, entre yoga, sieste et quelques courses. Nous attendons le retour de Chakira et la tombée de la nuit pour passer aux choses sérieuses. 

Première étape: la purification

Tout comme pour l'Huachuma, nous faisons d'abord un rituel de purification des objets, puis de nous-mêmes avec agua de Florida et plumes d'aigle. Encore une larme avec le rapé et nous sommes prêts à consacrer l'Ayahuasca. Mais d'abord, chacun notre tour, nous exprimons notre intention, notre but dans cette cérémonie. Pour moi, c'est le nettoyage du corps et du coeur, la connexion à la terre et à mon pouvoir intérieur. 

Deuxième étape: la prise de l'Ayahuasca

Chakira verse l'équivalent de 3-4 gorgées d'un liquide brunâtre, quasiment noir, rappelant un café mal passé dans un mug. Je regarde Caroline boire la première. Une grimace mais ça va. Mon tour arrive... Elle enveloppe ma bouche, ma gorge, mes lèvres. Le goût est amer, salé, épicé. Ça me rappelle une vieille sauce chinoise fermentée et daubée. La quantité est moindre mais la descente est dure. Une demi heure dans la pénombre de la pièce sans que rien ne se passe.

Troisième étape: la rencontre

Caroline commence à vomir. Je sens un changement de gravité dans mon corps. Quelques vagues de nausées commencent à poindre. Je demande à l'Abuelita d'attendre un peu avant la purge, d'attendre que Caroline ait fini et que je ne sois plus préoccupée par son sort. Je n'arrive plus à garder les yeux ouverts. Un tunnel infini se forme devant moi. Une minute de lucidité, j'ouvre les yeux. Je vois Caroline allongée et calme. Je sais qu'elle est en sécurité et qu'elle a fini son cycle. C'est mon tour, j'accueille la vieille. Je vois des spirales, des arabesques, des arborescences... Enfin bref, toutes les figures de la géométrie sacrée défilent devant mes yeux clos, multicolores et brillantes. Un spasme, je me relève, la tête dans le seau. Un autre spasme me déchire l'intérieur mais rien ne sort. Je me recouche, demande à la plante que la prochaine fois soit la bonne. 

Je me perds dans l'espace et dans le temps. Je panique, je me calme. Je n'ai plus aucune prise sur mon corps et sur mon esprit. Je suis devenue multi-dimensionnelle, uni-dimensionnelle. Je suis recroquevillée sur moi-même mais je suis aussi infinie. Il n'y a plus de haut, de bas, de droite, de gauche, de passé ou de futur. Je vois les différents plans de l'univers s'imbriquer les uns dans les autres, et moi je fais partie de chacun de ces plans. Je suis partout et nulle part. Un nouveau spasme saisi mon corps, l'Ayahuasca sort. Une fois, deux fois, trois fois... Je veux que ça s'arrête... Non, je remercie la plante et demande de continuer la purge. Je sens des serpents se tortiller au fond de mon intérieur et trouver leur chemin vers l'extérieur à chaque nouveau vomissement. Il me faudra plusieurs contractions avant d'expulser tout ce qui doit l'être. Les vagues se succèdent. J'ai besoin d'aller aux toilettes, mais je ne peux pas... Je demande à l'Ayahuasca de me laisser le temps de reprendre un peu mes esprits, mes facultés pour que je puisse y aller. Je me lève, je titube. Je sors et atteins péniblement les sanitaires. Je ne sais pas si la vague va sortir par en-haut ou par en-bas. "Abuelita, s'il te plaît, en bas pour le moment"... Elle s'exécute. Je prends l'air. Je vois les étoiles dans le ciel. Rasta, le chien vient me donner un peu de son énergie pour que je puisse rentrer dans la pièce. 

L'Ayahuasca me quitte. Retour d'expérience

Je reprends peu à peu le contrôle et sens la plante me quitter pour rejoindre Afia. La purge et la purification ont été violentes mais supportables, voire appréciées. Je suis presque déçue que ce soit si court. Je m'attendais à pire. 

Alors que l'Abuelita s'occupe d'Afia qui commence à se contorsionner, je peux me recoucher auprès de Caroline et sombrer dans un demi sommeil, entrecoupé de quelques vertiges et quelques gestes de soutien pour aider Afia à passer les contractions les plus violentes. "Respire, ne lutte pas, auch, auch, auch!"

Au final, l'Ayahuasca a répondu à toutes mes demandes: je me sens propre de l'intérieur, vidée et, j'ai été connectée à l'univers et son infinité. Mon voyage a été plus corporel que visuel. J'ai vécu cette expérience dans le ressenti, les sensations. Le lendemain, je garde comme un goût d'inachevé. La quête de visions sera pour une prochaine rencontre. Je suis quand même contente de cette première prise de contact. Au fond, je sais qu'elle n'en a pas fini avec moi et qu'elle m'appelle encore. Nous verrons bien si nos chemins se recroisent. 

Ma conclusion

Combiner Huachuma et Ayahuasca permet d'expérimenter le yin et le yang, le clair et l'obscur, l'extérieur et l'intérieur. Le monde est binaire et c'est intéressant de pouvoir vivre pleinement ses deux polarités.
 
La prise de psychotropes en étant conscient amène une nouvelle réflexion sur soi et sur le monde, qui vous enrichit et vous ouvre de nouvelles perspectives de pensées. Je découvre un nouveau monde qui me fascine. L'entrée n'est pas gratuite mais elle vaut le coup. 
 
Pour un autre point de vue, allez voir l'article de Caroline.

Mon dernier conseil si vous voulez tenter l'expérience

N'allez pas dans les agences à gogos qui vous vendent des cérémonies entre 100$ et 350$, qui ne sont que des usines à fric. Mais il y en a quand même quelques unes qui ont l'air sérieux. Donc faites en sorte d'aller parler avec eux, et que les cérémonies se fassent en petit groupe. Pas plus de 4. 
Surtout rencontrez la personne qui vous guidera dans vos voyages, et soyez sûr que ce soit une personne en qui vous avez confiance, car elle sera votre ancrage et point de repère. 
Faites votre diète sérieusement, pour que votre corps soit prêt (et votre esprit aussi) 
Définissez votre but et énoncer clairement votre intention, pour vivre une expérience qui a du sens. 
Et une fois dedans, lâchez prise! Just let it go! 

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Commentaires : 4
  • #1

    Christine , Michel (jeudi, 04 septembre 2014 18:04)

    Comme un voyage intersidéral !
    L'entrée n'est pas gratuite en effet !
    tu expliques bien comment il faut lâcher prise pour être en accord avec ce qui se passe dans le corps et dans l'esprit;
    Une nouvelle expérience à ton actif.....
    bisous de nous deux

  • #2

    Annie Alvarez (jeudi, 04 septembre 2014 20:56)

    l'intérieur, l'extérieur, le lâcher prise, pas évident avec notre civilisation occidentale. je vois que çà vaut le coup et me ramène à mes lectures actuelles. bizzzzzz et bon vent !!

  • #3

    papa (mercredi, 10 septembre 2014 10:17)

    bigre bigre..purge de chez purge après ça la tuyauterie est bien débouchée et les boyaux de la tête perturbés en bien ou en mal selon les cas plusieurs personnes en sont mortes soit par surdosage le médecin de service avait mal dosé soit par suicide ou acte contre sa personne ou carément se sont pas réveillés moi je préfère un bon calvados .malgrès cela ta narration est parfaite et le récit très vivant on s'y croirait mais a ne pas renouveler souvent enfin ce n'est que mon avis.on attend maintenant le machu pichu,copacabana,et le lac petit caca.
    big bisous et take care ma cherie

  • #4

    Chambet Serge et Monique (mardi, 16 septembre 2014 17:51)

    Nous pensons à toi très souvent. Quelle aventure à travers ces pays magnifiques, ces coutumes différentes des nôtres, ce sera pour toi un souvenir inoubliable et une expérience qui te servira tout au long de ta vie.
    Grosses bises. Serge et Monique