Et si on avait 3 cerveaux dans le corps ?

Dans la spiritualité, on aime bien diviser notre être en 3 parties : Corps, Esprit et Âme. C’est métaphysique. On imagine que notre corps se réduit à cet amas de viande et d’os, dirigé par le gros machin gluant tout en haut, le cerveau. L’esprit et l’âme sont intangibles, des trucs flous, des concepts vagues et subtils qui vivotent autour de ce corps si matériel.

 

 

Et si en fait chacune de ces trois parties étaient à la fois tangibles et intangibles ? Et si en fait, chacune de ces trois parties étaient à la fois une représentation énergétique et une manifestation physique ? 

Réconcilier l’orient et l’occident, le spirituel et le scientifique.

Dans le modèle que je conçois, après avoir passé un peu de temps à étudier l’anatomie, la physiologie, les chakras, les philosophies, les médecines orientales, tout le monde perçoit plus ou moins la même chose mais à différents niveaux. 

 

Dans la culture occidentale cartésienne et scientifique, on perçoit le corps comme étant le tout qui existe : des bras, des jambes, un cœur qui bat et qui fait circuler le sang, des poumons qui se gonflent et se dégonflent pour l’hématose, des intestins qui digèrent les aliments et rejettent le superflu, et au-dessus de tout ça, le cerveau, l’ordinateur central qui pilote tout ce petit monde.

 

 

Lorsque l’on se rapproche des cultures orientales, le corps s’expand pour faire partie d’un tout plus grand, composé de plusieurs couches subtiles, que l’on nommera énergétiques ou éthériques. Et là on commence à avoir accès aux notions d’âme et d’esprit. Mais on pourrait croire que l’âme et l’esprit ne sont pas tout à fait des parties du corps, mais plutôt des notions abstraites qui sont autour de lui, ou en dedans, mais qu’il y a une séparation, une hiérarchie entre ces deux notions vibrant très haut et le corps vibrant très bas.

Et parce que ces deux façons de voir le vivant trouvaient une certaine résonance chez moi, j’ai eu envie de les réunir plutôt que de les opposer. Alors je me suis posé la question : « si tout ce qui est en haut est en bas, est-ce que ces concepts spirituels de corps, esprit et âme ont une matérialité, une manifestation physique ? ». Elle est restée en suspens pendant longtemps, en arrière-plan, jusqu’à ce qu’un jour, je commence des études d’ostéopathie et que je commence à entrevoir une réponse. 

3 cerveaux dans notre corps ?

 

Le siège corporel de l’esprit était évident : le cerveau. Il était clair que la fonction primaire de l’esprit qui était de réfléchir, calculer, orchestrer, penser, ne pouvait trouver sa correspondance physique que dans l’organe qui effectuait ces mêmes tâches.

 

 

Pour le corps et l’âme, ça m’a pris un peu plus de temps. En effet, je cherchais des zones qui avaient les mêmes caractéristiques que le cerveau, c’est-à-dire : des neurones et de l’autonomie, car si ces deux parties avaient une véritable tangibilité, vu qu’elles étaient au même niveau que l’esprit dans la spiritualité, elles se devaient de ne pas être subordonnées au cerveau dans le physique. En l’espace de quelques jours, les réponses sont venues à moi : le siège de l’âme, c’est le cœur et le siège du corps c’est le système digestif et plus précisément les intestins. Il y a bel et bien des neurones dans notre cœur et des neurones dans nos intestins. Chaque partie vit sa vie de son côté tout en étant reliée et interagissant avec les autres.

Et donc ? qu’est-ce que ça change ?

Rien et Tout.

 

On nous apprend que le cerveau dirige tout, qu’il est le maître suprême régnant sur notre vie. Cela donne à notre organe un pouvoir tyrannique, nous faisant croire qu’il est tout et seul décideur. Ce que l’on pense devient alors central, au détriment de ce que l’on ressent. Nos pensées prennent le dessus sur nos émotions et sur notre intuition.

 

 

Mais si nous possédons trois cerveaux, alors le cerveau perd son omnipotence et reprend sa place au sein d’un triumvirat, à la fois physique et spirituel. Nos pensées se retrouvent pondérées par nos émotions et notre intuition. Nous pouvons trouver un juste équilibre entre ce que nous pensons et ce que nous ressentons. Les expressions telles que « mon cœur s’emballe » ou « je le sens au fond de mes tripes » deviennent aussi importantes que « c’est ce que je pense ». 

Être conscient de ce triptyque corporel permet de trouver l’alignement

 

Dans le développement personnel, on nous dit souvent qu’il suffit de faire un choix. On pèse les pour et les contre, et on décide de prendre à gauche plutôt qu’à droite.

 

Mais ça ne marche pas toujours bien, on n’obtient pas vraiment les résultats escomptés, on ne se sent pas tout à fait bien ou au clair avec cette décision. C’est parce qu’elle est prise au niveau du mental seulement.

 

Une décision, pour qu’elle soit alignée, doit résonner juste pour chacun des cerveaux. 

Comment faire pour tous les entendre ?

Le cerveau, c’est facile. C’est celui que l’on entend tout le temps et qui braille le plus fort. Sa force, c’est qu’il possède les mots pour exprimer les pensées. Il formule bien et peut paraître très clair. C’est le petit vélo qui tourne et tourne, encore et toujours. A croire qu’il ne se fatigue jamais.

 

 

Le cœur et les intestins, eux, ils sont plus subtils. Ils nous font passer des émotions, des ressentis qui peuvent se perdre dans le brouhaha mental. Une tachycardie pour montrer que l’on a peur ou que l’on est anxieux, un battement raté quand on est époustouflé. Une crampe pour montrer que là, c’est vraiment pas génial ou les papillons dans le ventre pour dire que c’est ça, c’est LA bonne. Mais c’est si facile de passer à côté, de ne pas y faire attention. 

 

Pour leur redonner leur place, c'est simple : il suffit de méditer pour faire taire le mental, car dans le silence, ils peuvent s’exprimer. 

 

Attention, simple ne veut pas dire facile...

 

Une méditation en lotus pour leur donner de l’espace et être capable de capter leur message, une méditation en body scan ou en présence pour ressentir au plus profond ce qui est là (ça picote, ça chatouille, ça fourmille, ça chauffe…), une méditation active en jouant de la musique ou en créant une peinture, un dessin pour les matérialiser et leur donner vie en dehors de soi.

 

Et alors, lorsque l’on écoute tout ce petit monde, on s’éloigne de la peur et on devient riche de tous ces messages. On peut trouver ce qui est absolument juste pour soi, dans toutes ses dimensions. 

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