Qu'est-ce que la guerre des sexes ?

Une guerre de préjugés ?

 

Qui n’a pas de préjugés (ou d’idées préconçues) ? Et qui n’a pas de préjugés sur les deux sexes ? Nous avons tous été élevés avec des stéréotypes qui nous collent à la peau et tendent à définir notre idéal à atteindre en tant qu’être social, conditionnés par l’éducation reçue et la pression de nos pairs. 

 

 

Exemples :

  1. Un homme doit être viril : D’une part, c’est discriminant pour l’homme lui-même qui, s’il ne colle pas à l’image que l’on se fait de la virilité (pour la caricature : hétéro, macho, des poils, des muscles, une grosse voix), est rejeté par ses potes qui le traiteront de tapette, tarlouze et autres petits sobriquets sympathiques, souvent féminisant et homophobe. Et d’autre part, il peut être rejeté par la gente féminine parce qu’il ne colle pas assez ou trop à l’étiquette qui lui est destinée.
  2. Une femme doit être sexy : Elle est rejetée si elle est mal fagotée ou en chaussures plates, perçue comme négligée, masculine. Et en même temps, maquillée et apprêtée, elle sera traitée de pute, de salope, d’allumeuse. Et ce, par les représentants des deux sexes. 

Tu me diras où est la logique dans tout ça. On crée des petites boîtes dans lesquelles on veut que tout le monde rentre pour être bien dans la norme de ce que la société « elle pense que c’est bien ». Et on se critique les uns les autres parce qu’on est dans la boîte… ou parce qu’on ne l’est pas… Du coup, que j’incarne ou non mon stéréotype, j’en prends quand même plein la tête parce que je suis TROP ou PAS ASSEZ mais en tout cas, jamais juste ce qu’il faut.  

 

En même temps, le jour où la discrimination aura une logique, l’humanité n’aura qu’à faire un harakiri global, parce qu’à ce niveau-là, autant souhaiter la fin de l’Homme (avec un grand H quand je parle de tous et toutes – je ne suis pas encore passée à l’écriture inclusive… pas que je sois contre… mais déjà qu’écrire normalement sans trop ravager la bienséance grammaticale me demande beaucoup, je ne suis pas sûre de vouloir en rajouter et défigurer l’enseignement reçu et approximativement retenu). 

Et si on changeait les hommes ET les femmes pour le respect de tous…

Un matin, j’ai entendu à la radio l’intitulé d’une chronique : « Changer les hommes pour libérer les femmes ». Et moi, j’ai envie de dire : « Changer les hommes et les femmes pour le respect de tous ».

 

Il y a eu une grande vague de dénonciation de harcèlements, viols et abus sur les femmes. #Metoo #balancetonporc

 

Cela a soulevé un grand débat et il a été dit de tout. J’ai entendu des choses intelligentes, fines, réfléchies qui donnent de l’espoir. J’ai entendu des choses aberrantes, ahurissantes, d’un autre temps. Parfois, j’ai applaudi et parfois, j’ai eu envie de me tuer de désespoir, notamment quand je suis tombée sur un extrait de radiotrottoir et cette dame qui disait qu’à cause de tout ça, les femmes sont trop mijaurées (une petite claque sur les fesses, ça ne fait de mal à personne) et vont faire peur aux hommes qui n’oseront plus les aborder et deviendront homosexuels par dépit. Alors brave gens, si vous vous faites agresser, maltraiter, abuser... Taisez-vous, ne dites rien, ça risquerait d’augmenter le nombre d’homos sur cette planète. Et dieu sait que ça pourrait nuire à… à quoi ou à qui d’ailleurs ? Si ce n’est peut-être aux soi-disant bien-pensants…

Personnellement, j’ai surtout l’impression que cette polémique nous détourne de sujets plus inclusifs et moins clivant tels que l’équité sociale, la dignité humaine, le respect des droits de l’Homme, la préservation d’une espèce de destruction massive (oui, oui je parle de nous et je choisis délibérément de ne pas dire la préservation de l’environnement, parce que, je suis sûre que peu importe ce que l’on fait, la nature, la vie nous survivra… mais est-ce que l’Homme se survivra à lui-même après avoir détruit son habitat ?...), la tolérance, l’amour inconditionnel et encore tant d’autres... Autant de matraquage médiatique pourrait continuer d’ancrer dans la pensée populaire que la femme a été, est et sera toujours une victime de ce maudit homme, qu’elle doit en être protégée, qu’elle doit se battre, qu’elle est en guerre face à un oppresseur de l’intérieur.

 

Et à cela, je m’oppose car c’est tomber dans l’extrême inverse et relancer un nouveau pugilat, retomber dans ce bon vieux féminisme enragé et belliqueux. Or cette violence et cette hargne, si je peux la comprendre, n’aide pas à avancer vers une société plus juste. Car lorsque la femme s’exprime frontalement, l’homme, lui, entend une hystérique ou une victime et répond qu’elle n’a rien compris, qu’elle a autant de problèmes et de bénéfices que les hommes. C’est une nouvelle porte ouverte à la justification des abus sexistes misandres, après avoir été misogynes, et le risque de passer d’un patriarcat oppressant à un matriarcat étouffant ou à une guerre ouverte entre les genres. 

Bien qu’il faille dénoncer toutes les violences faites aux femmes, et aux autres d’ailleurs, une petite voix en moi se rebelle et s'interroge.

 

Car si la femme est confinée au rôle de la bobonne, de la mère de famille, de la maîtresse de maison, de la fée du logis, elle est aussi le giron de la vie, la gardienne des traditions, le pivot de l’éducation, la flamme de la transmission. Alors, je me pose la question : Si les hommes ne respectent pas les femmes, que leur a appris leur mère ? Ne la respectent-ils pas non plus ? N’est-ce pas le minimum pour celle qui donne la vie et nourrit ?

 

Mais non, parce que tous ensemble nous perpétuons la tradition : en famille, à l’école, à la télé, au cinéma, en musique, au supermarché… peu importe où notre regard se pose nous sommes suralimentés jusqu’à l’étouffement par les vieux stéréotypes, jugements, idées préconçues… Et comme on n’y fait pas attention, on croit que c’est la vérité, que c’est comme ça, que c’est bien parce que c’est ce que tout le monde fait ou pense. Nous sommes tous responsables ! 


Grandir avec ces stéréotypes

Petite, je trouvais nul d’être une fille parce que ça veut dire devenir une femme. Et une femme, c’est moins fort, moins grand, moins musclé qu’un homme. En plus, ça a ses règles, ça doit s’épiler, se maquiller, se faire les ongles, ça a des seins qui gênent quand ça court. Bref, je ne me suis pas sentie transcendée dans la découverte de mon futur physiologique car, sans contre façon, je suis un garçon… manqué. En plus, un garçon, ça a de la chance : ça peut pisser debout, partout, et en écrivant son prénom. Oui, je sais… moi aussi, je me demande pourquoi, mais ça me paraissait rigolo à l’époque.

 

On a grandi dans un monde macho où l’on vénère la puissance, le pouvoir et l’argent. Et déjà, cette image de la femme servile était transmise à la petite fille que j’étais : Cendrillon, La Belle au bois dormant, Blanche-Neige, Sarah, Candy et toutes les autres qui attendaient qu’un valeureux prince charmant vienne les délivrer, les sauver ou s’épanouissaient dans les tâches ménagères…

 

Alors je préférais aux princesses aliénées, les superhéros, les badass, les supervilains, ceux qui se bagarrent parce que oui, si les filles sont cantonnées à la popotte, les garçons doivent se fracasser et voir qui a la plus grosse. 

Et puis, il y a eu l’adolescence : les menstruations, les œufs au plat, les poils, l’acné et tout le tralala. Ce fût une période intense, déchirante, constructrice, vibrante marquée par la transformation, aussi bien physique que psychologique, pour aboutir à mon adulte, qui porte encore les stigmates de ce temps-là. Pour la raconter, il me faudrait écrire un livre… Un jour peut-être…

 

Revenons à cette période où l’on découvre l’autre sexe qui prend alors toute son importance dans sa différence et dans le type de relation que l’on peut co-créer. On se tourne autour, on s’enquiquine, on se dragouille, on se bécote, on sort ensemble, on casse, on change et on recommence. C’est le temps où les garçons pavanent pour attirer les regards et, les filles en fleur jouent des cils pour obtenir leurs faveurs : premiers baisers, premiers râteaux, premiers cœurs brisés, et autant de souvenirs, de traumas, de joies et de peines qui nous marquent pour le restant de nos vies et déterminent nos futurs schémas amoureux.

 

Le problème c’est qu’on a banalisé des comportements infantiles qui se cristallisent mal à l’adolescence :

  • Le petit garçon t’ennuie à la récré ? ce n’est pas grave, c’est parce qu’il t’aime bien.
  • Il a essayé de t’embrasser et tu lui as dit non ? pourquoi ? c’est trop mignon.

Bah si c’est grave : si le garçon t’aime bien alors il doit être gentil avec toi, et te montrer du respect, te demander ce dont tu as envie ou pas, il doit attendre ton consentement. Et puis, s’il essaie de t’embrasser contre ta volonté, c’est un abus, il empiète dans ton espace privé, sacré. Dis non et s’il insiste, défends-toi. 

 

Et la réciproque est vraie aussi pour les filles :

  • Ne joue pas les princesses, les garçons ne sont pas des jouets. Ils ne sont pas tes boys pour te servir. 
  • Ne t'amuse pas à leur briser le cœur juste parce que tu es charmante et que tu le peux

Le respect, ça marche dans les deux sens ! 

J’ai moi-même été élevée par ce que je définirai comme une femme digne, avec la tête haute. Bien que née en 1948, ma mère n’appartient pas à cette génération de femmes soumises à la volonté de leurs parents, puis de leur mari. Non, moi, l’exemple qui m’a été fourni est celui d’une femme belle et rebelle, qui voulait et a trouvé son indépendance en faisant fi des dictats paternels et sociétaux. Une femme qui s’est mariée sur le tard, uniquement lorsqu’elle-même l’a décidé et a voulu fonder sa famille, qui a réussi toute sa vie comme entrepreneure pour « être indépendante financièrement » comme elle dit, même mariée, qui n’a jamais accepté qu’on lui impose quoi que ce soit ou qu’on essaie de l’enfermer dans le rôle de la ménagère ou autres carcans idéologiques. 


 

 

 

J’ai appris que je n’ai pas à baisser les yeux devant qui que ce soit, et encore moins à me soumettre au sexe fort… Fort en quoi d’ailleurs ? Parce qu’un morceau de viande qui pend entre parenthèses et qui se lève à la moindre poussée d’hormones est « fort » … érectile, tendu, incontrôlable, ok… mais fort ?

 

D’autant plus qu’un sexe n’a pas à être fort ou faible, car un sexe n’est qu’un sexe, c’est-à-dire un regroupement de cellules formant un organe dont la vocation biologique est la reproduction et éventuellement, la jouissance. Il ne définit ni qui je suis, ni ce que je peux faire ou ne pas faire…

 

Et malgré cela, moi non plus, je n’étais pas à l’abri… 

Dépasser le passé et avancer…

C’est une histoire parmi tant d’autres. Une histoire qui se répète, qui est tellement répandue et banale qu’on s’en fout. Sur l’échelle de l’horreur, je m’en sors bien alors de quoi je me plains ? En fait, je ne me plains pas, je témoigne.

 

C’est une histoire commune qui touche quasiment toutes les femmes mais pas seulement. Les hommes aussi sont concernés mais c’est d’autant plus tabou. C’est triste. C’est simple. C’est traumatisant. Toutes les fois où l’on viole ton espace, c’est ton âme qui est blessée. Et au fond, ce n’est qu’une histoire d’éducation et de respect, de l’autre et de soi.

 

J’ai été abusée dans ma jeunesse, abus qui m’a longtemps culpabilisée, salie, dégoûtée. J’ai mis une bonne décennie avant de pouvoir, ne serait-ce qu’accepter de m’en rappeler, alors le dire... Mes parents n’en ont rien su et l’apprendront surement en lisant ces lignes. Pardon.

 

Mais aujourd’hui l’omerta sur ce que nous vivons, ce que nous faisons vivre aux autres doit être levée car c’est dans la transparence, l’intégrité et l’ouverture que l’on trouvera le chemin vers l’autre dans la paix, le dialogue et la douceur. 

Adolescente avec l’envie de prouver toute ma maturité et de conquérir ma liberté (une autre façon de cacher que j’étais peu sûre de moi), fortement alcoolisée et inconsciente, je me suis réveillée à moitié dénudée dans le coffre d’une voiture avec le pote d’un pote qui me pelotait allègrement alors que je dormais et donc, sans avoir demandé mon consentement.

 

La surprise puis l’incompréhension puis la colère que j’ai ressenties à ce moment-là, elles ne lui étaient pas destinées à lui, mais à moi. Moi qui n’aie pas été assez forte, pas assez droite, pas assez prudente, pas assez sur mes gardes, pas assez consciente, pas assez… Et puis, après ce qu’il m’a paru une éternité de tergiversations – est-ce que c’est moi qui ai provoqué ça, est-ce que j’ai envoyé de mauvais signaux, qu’est-ce que je fais maintenant, est-ce que c’est ce que je veux, est-ce que, est-ce que… – je suis sortie de ma léthargie, j’ai réagi. J’ai repoussé ces milliers de mains envahisseuses, invasives et je me suis enfuie. J’ai couru sans direction à en perdre haleine, je me suis perdue dans un bois et j’ai frappé toute ma misère dans le tronc d’un arbre jusqu’à ce que la douleur et le sang de mes mains m’arrêtent. Je me suis écroulée, j’ai pleuré et j’y suis retourné. La tête haute, le sourire figé et l’amnésie simulée, c’est ainsi que j’ai repris le cours de ma vie. Enfin, je croyais…

 

Après, je suis passée par tous les stades : d’abord, le déni, la honte, le dégoût puis la colère, la haine. Je l’ai détesté. Je me suis détestée. J’ai haï les hommes, leur violence, leur saleté, leur puanteur. J’ai haï les femmes, leur vulnérabilité, leur faiblesse, leur fragilité. Et surtout, je me suis haïe moi, ma lâcheté et ma culpabilité. J’ai haï la femme que j’étais, et toutes les femmes qui m’entouraient. J’ai haï l’homme que j’étais, et tous les hommes qui m’entouraient. Je n’ai plus aimé, rien ni personne. J’ai usé et abusé les gens, ces inconnus qui passaient, devenus de simples jouets aux yeux d’un prédateur sociopathe. J’ai manipulé, j’ai joué de mon pouvoir, j’ai prouvé ma domination, j’ai blessé et heurté, tout cela pour me cacher mes propres failles et blessures, pour avoir l’impression d’avoir à nouveau le contrôle sur ma vie et ma valeur. J’ai pris, utilisé et jeté, avec moins de respect que pour un kleenex usagé. J’ai sali, dénigré, rabaissé les concepts d’amour, de confiance, de romance. 

Et puis, un jour, l’électrochoc, simple comme un test VIH. Une semaine à repasser les dernières années au crible de ma conscience, et le constat n’a pas été brillant. J’en ai eu marre de ne plus pouvoir me regarder dans un miroir, de vivre ma vie dans la peau de quelqu’un que je détestais, de vouloir mourir chaque matin quand je m’arrachais du sommeil, de frapper ma colère contre les murs jusqu’à ce que mes os craquent, d’être la catin, la salope, la pouffiasse, la connasse, de prendre mon corps pour une poubelle, de toujours vivre pour le regard de l’autre. Car en fin de compte, tout ce jeu pervers n’avait pour but que l’affirmation de moi à travers le renforcement d’un pouvoir illusoire. Et quand il y a autant de haine à transmuter, c’est autant d’amour à donner.

 

Alors, j’ai choisi MOI, de me centrer sur moi, et uniquement moi. J’ai décidé de m’offrir du temps, un vœu de célibat, un repli, de me couper des autres humains, pour me construire, me connaître, me respecter à nouveau. Quatre ans égoïstes pour prendre soin de moi, de mon corps, de mon cœur et de mon âme. Quatre ans égocentrés pour découvrir l’humain qui se cache en moi et sa beauté. Quatre ans pour me donner le droit d’être et de vivre. Quatre ans pour apprendre à ne plus me détester et découvrir que moi aussi, je suis digne d’amour et de respect. 

Maintenant, quelques années plus tard, lorsque j’y repense, je ne vois pas un coupable et une victime mais bien deux jeunes irresponsables, responsables de la création d’une situation compliquée qui n’aurait pas dû exister : lui, parce qu’il était chargé aux hormones sans savoir gérer, parce qu’il n’a pas su demander et attendre une autorisation, parce qu’il n’a pas appris qu’une femme qui ne dit pas oui, c’est une femme qui dit non. Et moi, parce que je n’ai pas su réagir, dire non simplement, hurler, me débattre, prendre ma place, être forte, prudente, parce que j’ai figé.  

 

A terme, je me suis pardonnée de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu et, je lui ai pardonné de ne pas avoir su, de ne pas avoir vu. 

Et si on créait un nouveau paradigme

Donc, de mon point de vue, ce ne sont pas les hommes qui doivent changer de leur côté, ni les femmes. Ce sont bien les deux qui doivent, ensemble, créer un nouveau paradigme dans lequel, les mots homme et femme ne sont plus que de simples mots pour définir une différence physiologique. Car au-delà de nos différences de sexe, de couleur, de religion, tous et toutes, nous sommes, avant tout, des êtres humains.

 

Et le problème réside peut-être là… Nous nous contentons de ce statut. L’homo sapiens sapiens croit tout savoir, a oublié ses racines et ses valeurs de cœur. Nous nous devons d’évoluer, d’involuer… Une évolution qui part de l’intérieur pour s’élever. Vers quoi je ne sais pas… Je rêve d’un animatum conscious : une créature divine qui a repris sa place dans le cycle naturel et a la conscience, la connaissance intime, c’est-à-dire qui agit avec la connaissance et donc qui porte la responsabilité de ce qu’elle fait. 

Dans mon histoire, vous voyez, je me suis senti aussi coupable que victime. Et donc sans tomber dans l’auto-flagellation ou l’excuse de l’autre, disons plus justement que j’ai, moi aussi, eu ma part de responsabilité dans la création de cette réalité. Je pensais qu’il était toujours question de qui est le plus fort, qui est le plus intelligent, qui est le plus ou le moins… et donc qui a le droit de dominer l’autre. Il y a donc eu des forts et des faibles, des oppresseurs et des opprimés, des loups et des moutons. Je me suis battue et j’ai été battue. J’ai été en compétition et en conflit avec les autres, seulement pour découvrir qu’en fait, je l’étais avec moi-même. J’ai fait du mal et on m’en a fait. Voilà une boucle bouclée. 


 

Alors si on arrêtait un peu avec ces conneries. Et si on s’offrait une nouvelle voie pour vivre ensemble : la coopération, l’entraide, l’écoute, l’acceptation, le respect, la paix. Et ça commence par chacun d’entre nous, à l’intérieur de nous. Un tout petit mot résume assez bien cela… cinq lettres, deux consonnes et trois voyelles… oui, oui, tu l’as vu venir : AMOUR.

 

Et ça commence avec l’amour de soi : on panse ses blessures, on accepte ses ombres et ses lumières, on pardonne et on se pardonne, et finalement, on avance et on s’aime tous les jours un peu plus.

 

Si nous nous acceptons tout entier, dans nos forces et nos faiblesses, nous acceptons les autres et nous agissons au mieux, pour que cela profite à tous. Car si ça profite à tous, ça profite à chacun. Il ne sert à rien de vouloir changer le monde ou les autres, tant que l’on n’incarne pas soi-même ce que nous voulons. 

Je suis réaliste, anarchiste, féministe, extrémiste parfois, et toujours radicalement utopiste. Je rêve de ce monde où chaque être vivant a sa place et vit en symbiose avec son voisin, un monde où l’humain si fier de sa conscience fait la différence et offre un modèle de société où chaque individu est aimé, choyé, intégré et vit consciemment et respectueusement avec tout ce qui l’entoure. Nous avons cette qualité que nous trouvons partout mais que nous négligeons souvent : la compassion.

 

J’entends déjà les voix de protestation : non mais t’as vu dans quel monde on vit ? et puis, t’as vu les gens ? t’es au courant qu’il y a des guerres ou encore : de toute façon, c’est une pensée marginale, on ne sera jamais assez nombreux. A cela, je réponds que j’ai arrêté de regarder ce que faisait mon voisin, que je m’intéresse à ce que je fais, moi et même si je contribue à la hauteur d’une goutte d’eau dans l’océan, au moins, je fais ma part. 


Si on ne rêve pas, d’autres le font pour nous et le réalisent. Soyons des rêveurs éveillés et ouvrons-nous de nouveaux possibles. Chaque jour, on dénonce les violences et les guerres à la télé, dans l’actu et on se dit que c’est loin, c’est là-bas mais ce n’est pas vrai. Dans notre quotidien, la colère et la peur s’expriment dans nos mots et nos actes avec nos proches, nos amis, nos collègues et nous alimentons le cercle de la violence. Soyons vigilants de ne pas ramener la guerre et le conflit à l’intérieur de nos foyers, de nous. Car, c’est par là que ça commence.

 

Toujours un premier pas vers soi avant de faire un pas vers l’autre. Aime-toi !!! Car toi aussi, tu es digne d'amour.

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