Comment trouver le bonheur : l'histoire de Jean et Baptiste, les frères siamois

C'est l'histoire de Jean et Baptiste, des frères siamois. Ils étaient collés par la tête, dos à dos. En grandissant et avec l'habitude, Jean était toujours celui qui menait la marche et Baptiste suivait son frère, parfois malgré lui. Jean était ouvert et extraverti. Baptiste, lui était d'un naturel plus calme et réservé. Il l'aimait son frère mais qu'est-ce qu'il pouvait l'envier, l'envier au point de le détester. A près tout, n'en avait-il pas marre de n'être que l'ombre de Jean le bon vivant, qu'un vague reflet terni par l'handicap... car lui qui avançait à reculons, était forcé de voir le monde à l'envers.

 

Le jour tant attendu vint enfin: la séparation. Baptiste pourrait à son tour voir le monde à l'endroit et être heureux. Au réveil, qu'elle ne fût pas sa déception quand il se rendit compte qu'il avait mal, que le monde à l'endroit n'était ni différent ni mieux que le monde à l'envers et qu'il n'était pas plus heureux alors que son frère, lui, continuait de rayonner de cette sérénité joyeuse. Excédé par cette indécente ostentation de bonheur, il l'interpella: "Tu m'énerves! on est pareil, on a vécu la même vie et pourtant, moi je suis...et toi tu es... alors pourquoi? pourquoi est-ce que tu es si content?". 

 

Jean, un sourire toujours plus grand aux lèvres, lui répondit simplement: "parce que moi, ça va. Et toi mon frère, si tu tournais tes pensées un peu plus vers les raisons de dire plus de ça-va que de ça-ne-va-pas, toi aussi tu pourrais être heureux et content".

Morale de l'histoire: chacun peut, à tout moment, trouver autant de raisons de se réjouir que de se plaindre. Et pourtant, quand on nous demande: "comment vas-tu?", nous trouvons toujours un bon prétexte pour gémir et gagner le concours de l'attention et de l'apitoiement pour celui qui va le plus mal. Et si, au moins une fois sur deux, on se trouvait une bonne raison d'être heureux! 

 

Et alors... c'est fou comme chaque gémissement peut nous renvoyer à une réjouissance.

 

Au fond, il suffit de choisir. Et cela change tout!

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