Trouver ses Origines : Le jour où je me suis rappelé d'où je viens

Je suis une enfant adoptée alors tu vois la question des origines, ça fait longtemps que je me la pose. Je pourrais te raconter mon histoire de cette vie, comment ma famille biologique m’a confiée à ma famille adoptive, comment j’ai découvert que je ne ressemblais pas à mes parents et comment j’ai compris que je n’étais pas comme mes copains de classe sortis tout droit du ventre de leur mère, comment j’ai grandi ne sachant pas d’où je venais, comment j’ai cherché puis abandonné les recherches, comment mes sœurs et mon frère biologiques m’ont retrouvée, comment je les ai rencontrés eux et mes parents biologiques. Si tu me le demandes, je te raconterai. Mais là tout de suite, j’ai envie de te dire que, de mon histoire d’Eloa, je garde surtout le sentiment que je me suis toujours sentie à part, n’appartenant pas vraiment à aucune de ces deux familles ni même à l’humanité ou à la Terre, différente quoi… comme venant d’ailleurs.

Je me rappelle de ce que je disais en étant enfant : « tu sais maman, je suis née vieille » (j’avais 4 ans) ou encore, « je crois que j’ai dû être un sacré connard pour me réincarner dans cette vie » (j’avais 7 ans). Connard au masculin car je ne me suis jamais totalement reconnu dans le genre féminin que mon corps m’a attribué. J’ai toujours senti que j’avais une polarité plutôt masculine et il m’a fallu plus de deux décennies pour accepter mon corps et la féminité qu’il implique. Je suis homme, je suis femme… en fait, je suis et c’est tout, et c’est déjà pas mal.

J’ai cru en la réincarnation en étant petite, puis je l’ai reniée dans ma période très cartésienne athée, puis j’y ai cru à nouveau le jour où j’ai commencé la médiation, les visualisations guidées et que mon esprit s’est ouvert aux mondes de l’invisible. Mes premières régressions m’ont emmenée dans des vies très terrestres : un jeune moine en Asie, un homme seul et ordinaire dans une contrée moderne, une fille de sorcière dans une forêt médiévale, un inquisiteur brûleur de sorcière dans un fief féodal, une guerrière issue d’une tribu, un paysan gardien de chèvres. Est-ce des rêves, des hallucinations, des fantasmes, des constructions de mon esprit ? Est-ce mon imagination ? Franchement, je ne sais pas… je doute encore.

 


Et puis, il y a eu l’hypnose qui m’a emmenée dans une autre galaxie, dans un corps complètement éthéré, inhumain, un explorateur des mondes qui en faisait la cartographie. Ensuite, la respiration holotropique qui m’a ouvert une porte sur mon origine. Aujourd’hui encore, je doute. Il y a trois jours, alors que j’étais en entretien avec ma coach, Margaux Klein, nous avons déroulé une histoire folle, bizarre, incroyable. Elle m’a bombardée de questions et j’ai répondu du tac-o-tac, version mitraillette automatique. J’ai arrêté de réfléchir, j’ai posé mon cerveau et je lui ai dit tout ce qui venait en premier, peu importe si cela semblait impossible, invraisemblable, dément. J’entendais mon mental qui me flagellait : non mais ça va pas, arrête, tu ne peux pas dire ça, c’est trop bizarre, tu vas passer pour une folle, TU ES FOLLE. Et pourtant, j’y suis allée et j’ai tout déballé. Maintenant, je vais te raconter mon histoire telle que je l’ai vue. Je ne te dirai pas que c’est la vérité, que c’est la réalité ni même que j’y crois. C’est juste qu’on m’a dit de la partager et je me suis dit : « allez, pourquoi pas… qu’est-ce que je risque ? Au mieux, c’est une jolie histoire fantastique. Au pire, on me prendra pour une tarée, mais comme c’est déjà le cas, un peu plus, un peu moins, on s’en fout… alors voyons si c’est juste de l’hallu ou si ça résonne chez d’autres. »

 

A l’origine de mes incarnations terrestres, une incarnation ailleurs.

Tout est parti de la colère. C’est un sentiment qui m’habite depuis toujours. Au départ, je pensais que cela venait d’une blessure de mon enfance : le sentiment d’avoir été rejetée, abandonnée par ma famille. Et quand Margaux m’a dit que si je ne trouvais pas le pourquoi de ma colère, je ne pourrais pas avancer, ça m’a énervé et je lui ai dit que je savais pourquoi : je n’ai pas choisi de m’incarner, on m’a forcée et je n’avais pas envie d’être là… et je me suis fait ramasser et je m’y attendais. Mais qui ne tente rien n’a rien. Bon ok, je sors du rôle de la victime : les autres, ils sont méchants et moi, je subis, c’est de la merde. J’ai choisi d’être là, ne reste qu’à l’assumer. Et à partir de là, la folle histoire commence juste avant la bataille (je te raconte comment j’ai vu cette scène pendant une séance de Respiration holotropique, là)

 

Alors qui suis-je ? Il était une fois dans un pays et un temps, fort éloignés, une commandante des armées qui n’avait plus envie de se battre car elle ne voyait pas l’intérêt de ces bains de sang, de ces combats sans fin. Et alors que le cor sonnait le début de la guerre, elle se lança à corps perdu dans la mêlée, en espérant y laisser la vie, pour enfin prendre le repos qu’elle espérait tant. Les corps mutilés, les têtes tranchées, les membres arrachés de part et d’autre des lignes de combattants, ce spectacle ignoble était son lot quotidien et elle en avait assez. Cela n’avait pas de sens. Mais voilà, elle était bien trop puissante et son instinct de survie bien trop fort. Alors même sans essayer, sans y mettre du cœur, elle finit par les vaincre, tous, et se retrouva seule survivante sur ce champ de bataille. Désespérant et désespérée. C’est alors qu’elle choisit de se rebeller contre ses maîtres, enfin surtout de déserter les rangs et de se cacher.

 


Cette vie remonte à bien avant que l’homme ne se souvienne de son histoire et ne construise une « civilisation ». Nous, le peuple des étoiles comme ils nous ont appelés, nous sommes descendus sur la Terre pour exploiter ses ressources et nous avons réduit son peuple primordial à l’esclavage. Ce fût tellement facile : nous avons chassé ou décimé les autres E.T., éradiqué les humains les plus érudits, les plus éveillés et les autres ont été soumis grâce aux manipulations, aux dogmes et à leur naïveté, il y a plus de 7000 ans. Depuis, l’humain est bête, cupide et manipulable.

 

 

Moi, j’étais le fer de lance de cette invasion jusqu’à ce que je déserte et me cache. Mes maîtres ne m’ont pas retrouvée et n’ont donc pas pu me ramener. C’est alors qu’a commencé ma pénitence car j’ai choisi de me réincarner sur cette Terre, afin d’amender mes torts et rétablir l’équilibre énergétique planétaire qui a été chamboulé avec notre arrivée et nos actions. L’humanité a cessé d’être en symbiose avec sa mère, la Nature, et est devenu son cancer, alors qu’elle était la gardienne de sa conscience. Ma prise de conscience s’est faite grâce aux êtres éveillés et à leur accueil dans la résistance pacifique. J’ai appris et évolué à leur contact : sortie de la peur et de la violence, j’ai vu une autre voie, la paix et l’amour.

 


Le problème, c’est que je n’avais pas pris en compte que l’incarnation humaine nous coupait de notre mémoire. Et c’est ainsi que le calvaire a pris forme car à chaque naissance, j’oubliais pourquoi j’étais venue. Chaque incarnation a été une raison de plus pour me sentir en colère et frustrée. La difficulté de la 3ème dimension et la souffrance de la condition humaine n’en ont été que plus violentes pour mon âme qui savait ce qu’elle avait à faire mais qui n’arrivait pas à le communiquer à mon esprit.

 


Aujourd’hui, les temps ont changé. Je ne me sens plus seule dans cette lutte. D’autres sont venus s'incarner des étoiles (pas forcément les mêmes que moi) pour rééquilibrer le monde, mais eux aussi l’oublient en s’incarnant. Pourtant, au fond d’eux-mêmes, ils savent mais n’osent pas. Je les vois, je vois leur potentiel et je peux les aider à l’exprimer pour se fédérer entre eux et fédérer les descendants du peuple primordial pour créer une révolution non-violente, et changer le paradigme hérité pour s’affranchir du joug de mon peuple. Comme tout bon dictateur, nous ne sommes pas nombreux et si l’union des peuples prend forme, nous n’aurons plus de pouvoir. Alors, il ne nous restera que deux choix : s’intégrer et vivre en harmonie avec les autres ou s’en aller. Je peux déjà te dire que la plupart d’entre nous partira car l’amour ne fait pas partie de notre culture ni de nos intérêts. C’est une question de traditions et d’éducation. Pour ma part, j’ai besoin d’accomplir ma mission pour arrêter mon cycle de réincarnations terrestres et rejoindre la paix dans la grande université galactique, d’où je pourrais influencer et enseigner à mon peuple, car lui aussi a besoin d'être sauvé.

 

Et j'en fais quoi dans ma vie

Franchement, concrètement, j'en sais rien... Je me dis simplement que si ma mission de vie c'est d'aider les réformateurs du monde, alors qu'ils viennent à moi et je les aiderai. Comment... je ne sais pas mais on peut le découvrir ensemble ;) !

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Commentaires: 1
  • #1

    Riri13 (samedi, 07 avril 2018 11:15)

    Tu oublies peut-être de dire que nous t'avons toujours expliquer que lorsque tu voudrais contacter ta famille biologique nous te communique Riom leur adresse ce n'était pas un secret tu le savais depuis tout petit pour le reste et le fait que tu n'appartiens pas à aucune famille cela pourrait être dit autrement en ce qui me concerne je pense t'avoir donné tout l'amour que je pouvais en sachant très bien que on élève un enfant pour lui mais bon les sentiments ça ne se commande pas maintenant pour démêler les tuyaux de ton cerveau je ne suis pas assez intelligent ni ingénieur en plomberie